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Quelle est la signification de la classe énergie du DPE ?

Combien d’énergie consomme votre appartement ou votre maison ? Bonne question ! Le diagnostic de performance énergétique (DPE) vous renseigne sur ce point. Ce document vous a été remis au moment où vous avez acheté ou lorsque vous avez commencé à louer votre habitation. Pour savoir si votre logement est économe ou, au contraire, trop gourmand en énergie, vous devez vérifier sur le DPE dans quelle classe énergie il se situe.

La classe énergie, c’est quoi ?

Avez-vous déjà regardé de près le DPE de votre habitation ? Il comporte deux échelles colorées, l’une concernant le niveau de consommation énergétique de votre logement et l’autre son niveau d’émission de gaz à effet de serre. La classe énergie se lit sur la première de ces échelles (la verte / jaune / orange / rouge, aussi appelée « étiquette énergie »). Elle est suivie de lettres allant de A à G, qui correspondent chacune à une note de performance énergétique.

Les classes énergie A et B sont les meilleures (maison ou appartement basse consommation) et les classes énergies F et G sont les plus mauvaises (maison ou appartement très énergivores). Le niveau auquel se situe votre logement est indiqué par une case noire. En identifiant la classe énergie de votre habitation, vous serez en mesure d’estimer sa consommation énergétique (en gaz et en électricité, principalement).

Note : la classe énergie ne tient pas compte des usages courants, éclairage, etc. Elle donne une idée de la consommation énergétique nécessaire pour chauffer ou refroidir le logement, ou encore pour produire de l’eau chaude sanitaire. D’autres paramètres sont à prendre en compte pour calculer sa consommation électrique.

C’est à un diagnostiqueur professionnel certifié qu’incombe la tâche de définir la classe énergie d’une maison ou d’un appartement. Celui-ci vérifie plusieurs dizaines de points de contrôle sur l’habitation (concernant notamment l’isolation, les matériaux de construction, la zone géographique, le chauffage, la climatisation, la production d’eau chaude). Il compile ensuite les données récoltées grâce à un logiciel réglementé. L’étiquette énergie est un indicateur fiable et harmonisé. Vous pouvez vous appuyer dessus pour évaluer la consommation en gaz et en électricité de votre habitation.

Le DPE (et l’étiquette énergie) est valable 10 ans. Il doit obligatoirement être fourni à l’acheteur ou au futur locataire d’une maison ou d’un appartement. Le vendeur du logement et le propriétaire bailleur peuvent, l’un comme l’autre, prendre l’initiative de le faire réaliser.

De la classe énergie A aux classes énergie F et G

Comme évoqué un peu plus haut, il existe sept classes énergie différentes, allant de la classe énergie A, la plus économe à la classe énergie G, la plus énergivore. Elles correspondent chacune à un niveau de consommation énergétique exprimé en « kWh EP/m²/an » (kilowatt-heure d’énergie primaire par mètre carré et par an). Logiquement, les bâtiments anciens consomment plus que les immeubles neufs, construits selon les dernières normes en matière d’économie d’énergie.

Classe énergie A

La meilleure. Le logement consomme moins de 50 kWh EP/m²/an, il est très économe en énergie.

Classe énergie B

Le logement consomme entre 51 et 90 kWh EP/m²/an. Il s’agit d’une très bonne performance.

Classe énergie C

Le logement consomme entre 91 et 150 kWh EP/m²/an. Toujours une bonne performance.

Classe énergie D

Le logement consomme entre 151 et 230 kWh EP/m²/an. C’est une consommation qui reste acceptable.

Classe énergie E

Le logement consomme entre 231 et 330 kWh EP/m²/an. La performance énergétique devient moyenne.

Classe énergie F

Le logement consomme entre 331 et 450 kWh EP/m²/an. La performance énergétique est faible.

Classe énergie G

La plus mauvaise classe. Le logement consomme plus de 450 kWh EP/m²/an.

Bon à savoir : en France, la performance énergétique moyenne des logements privés est de l’ordre de 250-270 kWh EP/m²/an. Ce qui correspond à une classe énergie E. Soit une note globale pas très élevée… Il existe encore de nombreux bâtiments anciens dont la consommation d’énergie est peu optimisée sur le territoire.

La classe énergie rapportée au coût énergétique annuel

Vous avez identifié la classe énergie de votre logement. Vous connaissez maintenant la consommation en kWh EP/m²/an de votre appartement ou de votre maison. Voilà qui est bien beau, mais pas très concret pour vous… En rapportant cette consommation énergétique au montant de vos factures annuelles, cela vous parlera certainement mieux ! Supposons, par exemple, que vous viviez dans une habitation de 100 mètres carrés.

Classe énergie A

Le montant de vos dépenses énergétiques annuelles est évalué à 250 euros au maximum. Une somme très réduite !

Classe énergie B

La consommation énergétique de votre maison ou de votre appartement vous coûte entre 251 et 500 euros.

Classe énergie C

Votre habitation vous revient entre 501 et 750 euros par an pour l’électricité et le gaz.

Classe énergie D

Vous réglez entre 751 et 1 150 euros annuellement. 

Classe énergie E

Vos factures d’énergie vont de 1 151 à 1 650 euros. Le montant commence à bien peser dans votre budget.

Classe énergie F

Vous dépensez entre 1 651 et 2 250 euros par an.

Classe énergie G

Vous payez plus de 2 250 euros par an pour l’approvisionnement en énergie de votre habitation.

Remarque : les montants cités dans ce paragraphe sont des estimations. Le montant réel de vos factures peut varier, notamment en fonction de la température à laquelle vous réglez votre chauffage ou votre climatisation et du nombre de jours pendant lesquels vous et votre famille êtes présents à la maison dans l’année.

Pourquoi prendre en compte la classe énergie d’un logement ?

La classe énergie d’une maison ou d’un appartement est une donnée importante. Vous devez vérifier ce paramètre si vous comptez acheter ou louer un logement. Il vous sera très utile d’un point de vue budgétaire.

Une idée de vos futures factures...

Nous venons de le voir. La classe énergie d’un logement vous donne une bonne idée des futures factures que vous aurez à régler pour le chauffage, la climatisation et l’approvisionnement en eau chaude. Mieux vaut louer ou acheter une habitation un tantinet plus chère, mais pour laquelle vous n’aurez pas à dépenser des sommes folles en matière d’énergie.

Les travaux de rénovation à réaliser

Votre futur appartement ou votre future maison se situe dans la classe énergie E, F ou G : ce logement n’est manifestement pas très bien isolé, ou possède des équipements de chauffage ou de climatisation obsolètes… Pour éviter une déperdition énergétique importante, et des factures conséquentes, il sera préférable de lancer des travaux de rénovation avant d’y emménager. Le coût de ces travaux sera à ajouter au coût d’achat global de l’habitation.

Si vous êtes propriétaire bailleur..

En tant que propriétaire bailleur, louer un logement appartenant à une bonne classe énergie vous permettra d’optimiser votre rendement locatif. En effet : pour des habitations de taille et de situation comparables, vous pourrez demander un loyer plus élevé avec une classe énergie B ou C qu’avec une classe énergie D ou E.

Classe énergie E, classe énergie F : quels travaux pour l’améliorer ?

Vous cherchez à améliorer la classe énergie de votre logement ? Pour cela, il faut éviter les déperditions de chaleur. Suivant la vétusté de votre maison ou de votre appartement, il sera nécessaire de changer les fenêtres, ou encore de revoir l’isolation thermique des murs et/ou de la toiture.

L’isolation de votre habitation est au top ? Pensez aussi à vérifier vos installations intérieures. Vos équipements de chauffage par exemple… En remplaçant votre bonne vieille chaudière au fioul, votre chaudière à charbon ou vos convecteurs anciens par une chaudière à haute performance énergétique, une pompe à chaleur ou encore des radiateurs électriques à inertie, vous devriez voir la classe énergie de votre logement passer du rouge au vert.

Vous aimeriez bien optimiser la performance énergétique de votre habitation, mais vous ne savez pas trop par où commencer ? Regardez sur le DPE de votre appartement ou de votre maison. En plus de l’étiquette énergie, vous y trouverez des recommandations sur les travaux qui seront les plus à même d’améliorer l’efficacité énergétique de votre logement.

Côté financement, soyez rassuré. Crédit d’impôt pour la transition énergétique (CITE), éco-prêt à taux zéro, certificats d’économies d’énergies… divers dispositifs existent pour vous aider à financer vos travaux de rénovation énergétique.

N’hésitez donc pas à vérifier si votre logement est plutôt dernier ou premier de la classe énergie et à vous renseigner sur les moyens de faire remonter sa note ! L’environnement et votre portefeuille vous seront redevables !